Le 23, dimanche.—Sur le point de prendre un clystère, il demande à prier Dieu; je lui demande ce qu'il avoit demandé à Dieu?—Eh! que je n'aye point de mal. Il prend le clystère.
Le 28, vendredi.—Achevé une lettre pour le duc d'York, ne l'ayant point voulu remettre, quelque chose que lui en ait pu dire M. de Souvré.
Le 29, samedi.—Mené à Argenteuil, il y voit des reliques, va à Sanois en la maison d'un banquier italien nommé Lumagne.
Le 2 octobre, mardi.—M. le duc de Mayenne revient d'Espagne[139].
Le 7, dimanche.—Il va à Saint-Cloud voir M. d'Épernon, malade chez M. de Gondi.
Le 11, jeudi.—Il va chez la Reine, où se passoit le contrat de mariage de Mlle de Mayenne avec le duc de Sforce[140]. L'on ne faisoit que d'achever de lire le contrat lorsqu'il y arriva; on le lui présenta à signer; il ne le voulut jamais signer qu'il ne l'eût ouï lire, et de fait il fut lu du tout, puis signé.
Oct
1612
Le 12, vendredi.—Il reçoit fort bien M. le comte de Soissons revenant de Normandie.
Le 15, lundi.—Levé en robe et en bottines; Madame le vient voir; Mlle de Vendôme et lui s'amusent à faire des confitures.
Le 31, dimanche.—Il va dans son petit carrosse au parc; M. de Souvré étoit devant avec son petit-fils le chevalier de Malte[141], et il restoit en place. M. de Souvré lui demande qui lui plaisoit qui s'y mît. Le Roi ne répond pas: interrogé par plusieurs fois, même silence. M. de Souvré dit enfin: «Sire, voilà M. de la Force, capitaine de vos gardes, vous plaît-il qu'il s'y mette?»—Le Roi ne dit mot.—«Sire, les capitaines de vos gardes ont accoutumé d'y aller du temps du feu Roi votre père.»—Ils l'ont accoutumé peu à peu; je leur en ferai peu à peu perdre la coutume.