CHENAILLER, v. a. Secouer, tracasser une porte ou une serrure pour ouvrir.

CHENEVAR, s. m. Chènevis, graine de chanvre.

CHENEVIER, s. m. Dites: Chènevière, champ semé de chanvre. Labourer le chenevier. Cette faute nous vient du patois: On çenevi.

CHENIÛLE ou SENIÛLE, s. f. Terme des campagnards. Manivelle. La cheniûle du moulin à café.

CHENU ou CHENIU, UE, adj. et s. Se dit des choses et signifie: Exquis, excellent, cossu. Goûtez ce vin, Messieurs: c'est du chenu. Le repas de noce fut splendide: truite, pâté de foie d'oie, punch et glaces... C'était du chenu et du porpu. Terme français populaire.

† CHÉ-PEU (À), loc. adv. Par parcelle, par très-petite quantité, une petite quantité après l'autre, peu à peu. Si M'cieu voulait parmettre que je le rembourse à ché-peu, ça m'irait tant bien. Ces marchands, pour m'attirer, m'ont vendu d'abord bon marché, et puis ils ont augmenté à ché-peu, à ché-peu. En patois: A châ-pou, à châ-sou, à châ-pot, signifient: Peu à peu, sou à sou, pot à pot. Terme savoisien, qu'on retrouve tel quel dans le dialecte provençal: Paou acha paou (peu à peu), soou acha soou (sou après sou).

CHERCHE, s. f. Recherche, quête, soin que l'on prend pour chercher. Nous disons: Être en cherche de, ou être à la cherche de, pour: Être à la recherche de, à la poursuite de, en quête de.» Je suis en cherche de ma tabatière. On est à la cherche du voleur. Nos physiciens sont en cherche de la solution d'un grand problème. Terme méridional et vieux français.

CHERCHER, v. a. Agacer, provoquer. Finis donc, Jacot: c'est toujours toi qui me cherches, c'est-à-dire: C'est toujours toi qui es l'agresseur. Français populaire.

CHÉRI, s. m. Terme enfantin. Tu es mon chéri, oui, tu es mon chéri, ne pleure pas. En français, ce mot n'est pas substantif.

† CHÉRUZIEN, s. m. Chirurgien.