COIN-NÉE, s. f. Cri des petits enfants quand ils souffrent, ou qu'ils s'impatientent et font les méchants. Faire des coin-nées.
COIN-NER, v. n. Se dit des petits enfants et signifie: Crier, pleurer en grognant. Sa fièvre ourtillière le tourmentait, et il ne cessait pas de coin-ner. Onomatopée évidente. Dans le Jura, coin-ner se dit du cri des petits cochons quand on les porte. A Lyon, quiner veut dire: Crier d'un ton aigre; en Languedoc, caïner.
† COISSIN, s. m. Coussin. Coissin appartient au vieux français. Dans le Berry on dit: Cuissin.
COÎTEUX, EUSE, adj. Qui a grande hâte, qui se dépêche beaucoup. Quand on parlait patois à Genève, on chantait une chanson dont le refrain était: Vo-z-êtes tant coîteux, Vo-z-âtres amoireux; c'est-à-dire: Vous avez tant de hâte, vous êtes si pressés, vous autres amoureux. Coîte signifie: «Hâte;» à la coîte, à la hâte. Ce terme, très-connu de nos campagnards et de ceux du canton de Vaud, appartient au vieux français. Dans le patois de l'Isère, coeïta veut dire: «Empressement.»
COITRE ou COUATRE, s. f. Couette ou coite, lit de plume.
COÎTRON, s. m. Petit limaçon qui fait beaucoup de mal aux légumes. Dans le canton de Vaud, on dit d'une personne très-laide, qu'elle est laide comme un coîtron.
COÎTRON, s. m. Culot. Oiseau dernier éclos d'une couvée. Tout le nid s'envola; mais nous attrapâmes le coîtron. On le dit aussi de quelques quadrupèdes.
COL D'HABIT, s. m. Collet d'habit.
† COLIDOR, s. m. Corridor. Colidor étroit, colidor sombre. Terme connu à Lyon, à Reims, à Nancy, etc. Le changement de l'r en l est très-fréquent.
COLLARD, s. m. Carcan. Cercle de fer avec lequel on attachait par le cou à un poteau celui qui avait été condamné à cette peine.