COMPTE, s. m. Être en compte à demi avec quelqu'un, signifie: Être en société d'intérêt avec quelqu'un. Les dictionnaires disent: «Être DE compte à demi avec quelqu'un.»
COMPTER, v. n. Nous disons d'une chose qui sort de ligne, d'une chose remarquable, considérable en son espèce, excellente, qu'elle compte au piquet; expression un peu triviale, mais fort usitée. On nous servit un dîner qui comptait au piquet. Notre petit vagabond recevra demain une saboulée qui comptera au piquet.
COMPTER, v. a. Compter ses chemises, se dit figurément et populairement d'un soulard, et signifie: Rendre le superflu des aliments, vomir.
COMTÉ (LA). La comté de Neuchâtel. Ce mot, qui a été féminin jusqu'à la fin du dix-septième siècle, est aujourd'hui masculin.
CONCHE, s. f. Bassin de fontaine. Tomber dans la conche. Vider la conche. Laver du linge dans la conche. Terme savoisien, dauphinois, etc. Dans le patois du canton de Vaud, contza signifie: Bassin de pressoir. En provençal, conquo veut dire: Abreuvoir. Nos bateliers appellent le lac La grande conche, la conche.
CONCHON, s. m. Sorte de jeu de boule.
CONDUITE, s. f. Manière sage d'agir, manière prudente et raisonnable de se gouverner. Notre Josette est une fille de conduite. Ta blanchisseuse est une femme active et économe, une femme de conduite. Dites: Une femme qui a de la conduite.
CONFÉRENCE, s. f. Accessit, distinction accordée dans notre Collége à l'écolier qui a beaucoup approché du prix. Trois conférences sont d'ordinaire plus honorables qu'un prix.
CONFÉRENT, s. m. Écolier qui a obtenu un accessit. Il n'a pas le prix, mais il est conférent.
CONFESSION, s. f. Prononciation vicieuse du mot Confection, sorte de médicament. Une prise de confession. Faire usage de confession. Cette faute est déjà signalée dans le Traité d'orthographe de Jean Barbe, Genève, 1701.