COTAPILE, s. f. Foule compacte. C'était une cotapile à y étouffer. J'ai assez d'une pareille cotapile, et l'on ne m'y retrouvera pas. Être à la cotapile, signifie: Être fort serrés, être fort pressés les uns contre les autres, de manière à en avoir les côtes pilées.
COTAPILER, v. a. Presser, fouler, serrer. L'assemblée était infiniment trop nombreuse: on y était cotapilé.
CÔTES, s. f. pl. Cardes de bettes, cardes de poirée. Un plat de côtes. Plucher des côtes. Terme languedocien.
CÔTES, s. f. pl. Nous disons figurément et facétieusement d'un homme bizarre, original, capricieux, qui ne fait rien comme les autres et ne peut se plier ni aux goûts ni aux désirs de personne: Il a les côtes en long. Locution provençale. Se dit aussi, mais plus rarement, d'un homme paresseux.
COTON SANS FILÉ, s. m. Coton qui n'est pas filé, coton en bourre.
COTONNE, s. f. Cotonnade, étoffe de coton. Cotonne quadrillée. Terme suisse-roman.
COTTE, s. f. Signifie: 1o Étai, appui, soutien. Mettre des cottes à un pommier qui plie sous le poids des fruits. Mettre des cottes à une masure qui menace ruine. Cotte signifie: 2o Cale, c'est-à-dire: Morceau de bois, de pierre, de carton, que l'on place sous un objet quelconque pour le mettre de niveau ou pour lui donner de l'assiette. Ne voyez-vous pas que cette table remue? Mettez-y une cotte. En Franche-Comté on dit: Coute.
COTTER, v. a. Serrer, assujettir, fixer, caler, mettre une cotte. Cotter une porte, cotter une fenêtre, cotter un contrevent qui bat. Voici la troisième fois que le vent fait tomber ce devant de cheminée: cottez-le donc avec soin. Dans un sens analogue, cotter un lit, signifie: Le border, c'est-à-dire: Mettre les bords de couverture sous le matelas. Le lit était mal cotté: la couverture est tombée. Terme suisse-roman, savoisien, méridional et vieux français. On dit en Franche-Comté: Couter. Notre mot cotter est le radical perdu des mots français «acoter» (appuyer) et «acotoir» (appui).
COTTER, v. n. S'arrêter, hésiter en récitant ou en déclamant. Le jeune étudiant nous récita toute la première satire de Boileau sans cotter, sans cotter d'un seul mot. Notre ministre a fait un bien beau sermon: mais il a un peu cotté. Terme vaudois. A Neuchâtel, être cotte, rester cotte, signifie: Rester court, demeurer court.
COTTER (SE), v. réc. Ne pas tomber d'accord sur une vente, sur un achat qui allaient être faits; se tenir à très-peu de chose. On allait conclure le marché, quand on s'est cotté pour vingt francs. Cette magnifique campagne allait se vendre: on s'est cotté pour une vétille (on s'est tenu à une vétille).