COTTES, s. f. pl. Cotillons.
COUAILLÉE et COUAILLER. Voyez COAILLÉE et COAILLER.
COUALER, v. n. Crier comme les enfants. Voyez COAILLER.
COUANNE, s. f. Couanne de lard. On écrit «Couenne de lard.» Au sens figuré, couanne signifie: Grande saleté, grande malpropreté. Va te cacher, caïon, avec ta couanne; va laver ta couanne. «Couenne» est français, mais non pas dans cette acception.
COUANNE, s. f. Force, vigueur, courage. Avoir la couanne de, signifie: Oser, avoir le courage de, avoir le cœur de. As-tu la couanne de te battre? Lequel de vous quatre aurait la couanne de traverser le Rhône? Si tu as de la couanne, Marmilloud, fais-y voir. Ce mot de Couanne n'est autre chose que le mot français «Couenne» pris dans un sens figuré, sens que les dictionnaires ne mentionnent pas.
COUANNEUX, EUSE, adj. Très-sale, fort malpropre. Enfant couanneux; mains couanneuses. Dans ce sens on ne dit, en français, ni couanneux, ni couenneux.
COUÂTRE, s. m. Culot. Le dernier né d'une famille d'animaux, et principalement le dernier éclos d'une couvée. Voilà le couâtre de nos poulets; voici le couâtre de nos petits lards. [P. G.]
COUBLE (UNE). Une paire de chevaux de carrosse, une couple. Terme méridional. Selon M. Pierre Gaud, ce mot signifie aussi: Bande, troupe, remonte. Une couble de chevaux suisses.
COUCHER, v. a. Coucher le poil à quelqu'un, le flatter, le cajoler, l'endoctriner pour obtenir de lui une faveur, un bienfait, un avantage quelconque. Image tirée des caresses qu'on fait aux chiens, aux chats, aux chevaux.
COUCI-COUÇÀ, loc. adv. Et la santé, Monsieur Robert?—Couci-couçà, ni bien ni mal, tolérablement. On dit en français: «Couci-couci.»