ACCUSEUR, s. m. Rapporteur, écolier qui se plaît à dénoncer ses camarades. Terme vieux français.
ACENSER, v. a. Prendre à cens ou à ferme, affermer. Ce terme, peu connu en France, et qui n'est pas dans le dictionnaire de l'Académie, doit s'écrire «Accenser.»
ACHAPER (S'), v. pron. Terme des campagnards. S'accrocher à, se cramponner à, s'attacher à. S'achaper au cou de quelqu'un. [P. G.]
ACHATIR, v. a. Voyez ASSATIR.
ACHOUTER (S'), v. pron. Le temps s'achoute, signifie: Le temps commence à s'éclaircir, le temps s'amende et devient meilleur. Voyez les mots SIOUTE ou CHOUTE.
ACOI ou ACOUÉ, s. m. Puissance, courage, force physique, audace. Tu n'as pas l'acoi. Terme vaudois. Dans le patois de Neuchâtel on dit acout. Voyez le Glossaire neuchâtelois de M. le professeur Guillebert, 2e édition, p. 74.
À CRA ou À CRAS, loc. adv. Être à cra, signifie: N'en pouvoir plus, être rendu, être aux derniers expédients, être aux abois.
† ACRASER, v. a. Écraser. En remuant ce gros poutre, le charpentier vient de s'acraser le gros arteuil.
AD HOC POUR CELA. Il est venu ad hoc pour cela. Dites: Il est venu ad hoc; ou, Il est venu pour cela; car les mots ad hoc et les mots pour cela ont exactement le même sens. Si vous les employez ensemble, vous dites deux fois la même chose; une fois en latin, et une fois en français.
ADIEU. A Genève, à Lausanne, à Neuchâtel, à Chambéry et dans le midi de la France on dit adieu à une personne que l'on aborde et qu'on est dans l'usage de tutoyer. Adieu, cousin, comment te va? Adieu, ma sœur, viens-tu dîner avec nous? Il faut dire: «Bonjour,» et réserver le terme d'adieu pour le moment où l'on se sépare. «Il se fait tard; adieu, Messieurs; adieu, Mesdames.»