DÉSINDICATION, s. f. Voyez le mot suivant.

† DÉSINDIQUER, v. a. Terme consacré jadis dans certaines élections, et, en particulier, dans l'élection des pasteurs. Il signifiait: Retirer une présentation, une indication. On avait indiqué comme candidat Mr N. N**, on l'a désindiqué l'instant d'après, sur la demande d'un de ses amis.

DÉSORDRE. Ce mot est employé adjectivement dans les phrases suivantes et phrases analogues: Cette maison a un air désordre. Cette pendule toujours arrêtée donne à cette chambre un air désordre.

DESPECTUEUX, EUSE, adj. Qui marque peu de respect, irrévérent. Geste despectueux, ton despectueux, paroles despectueuses. Excellent terme qui manque dans plusieurs dictionnaires. Le Complément du Dictionnaire de l'Académie ne l'emploie qu'en parlant des personnes. A Genève, nous le disons surtout des choses, et c'est là, peut-être, son meilleur emploi.

† DESPENSER, v. a. (Prononcez dessepenser.) Terme des campagnards. Mon pauvre Jacot, tu as despensé là une belle argent. Terme vieux français. On dit: «Dépenser.»

DÈS QUE, conj. Ne doit pas se prononcer daisse que. «Dès» rime avec près.

† DESSARGER, v. a. Décharger.

DESSOUS, prép. Voyez le mot DEDANS, page 140.

DESSOUSTER, v. a. Cesser de souster, cesser d'appuyer, cesser de soutenir. Terme employé surtout au jeu de cartes. Roi dessousté, Dame dessoustée. Expression connue dans l'évêché de Bâle, à Lyon et sans doute ailleurs, mais dont l'emploi semble se perdre journellement chez nous. En Languedoc, dessouster quelqu'un, c'est le supplanter. R. de sub stare?

DESSUIVRE, v. a. Copier quelqu'un pour le tourner en ridicule; imiter par dérision son accent ou ses manières, le contrefaire. Cesse tes moqueries et ne continue pas à me dessuivre.