ÉCLATER (S'), v. pron. S'éclater de rire. Terme vieux français. On dit aujourd'hui: «Éclater de rire.»

ÉCLIFFE, s. f. Seringue en sureau avec laquelle les enfants se jettent de l'eau. J.-J. Rousseau, dans ses Confessions, livre Ier, dit: Équiffles. «A Bossey... nous faisions des cages, des flûtes, des volants, des tambours, des maisons, des équiffles, des arbalètes.» C'est le mot écliffe, avec une prononciation différente: la véritable est eykllieffa (ll mouillés et a presque muet).

ÉCLÔPÉ, PÉE, adj. et partic. Comme tu es éclôpé, Daniel! Prononciation genevoise du mot écloppé, dont l'o est bref, comme dans développé.

ÉCOLAI ou ÉCOULAI, s. m. Terme des campagnards. Mère-goutte, surmoût, vin qui coule du pressoir dans la cuve avant que le raisin soit pressé.

ÉCORCE NOIRE, s. f. Un plat d'écorces noires. Terme suisse-roman et savoisien. On dit en français: «Scorsonère.»

ÉCORCES, s. f. pl. Sécher des écorces; brûler des écorces. Le mot français est «Tannée.»

ÉCOT DE BOIS, s. m. Bûchette, ramille, menu bois que les pauvres gens vont ramasser dans les forêts, ou au bord des haies, ou près des ruisseaux. Sismondi n'a pas hésité d'adopter ce mot. «Quelques petits écots recueillis le long des chemins, etc.» [L'Irlande en 1834; article de la Bibliothèque Universelle, mai 1836.] Terme suisse-roman et jurassien. Montaigne dit: Escot; on le dit encore dans le patois limousin (esco de boï). Au sens figuré nous disons: Être maigre comme un écot; être sec comme un écot.

ÉCOTER, v. n. Ramasser des écots, c'est-à-dire, du menu bois. Où allez-vous, brave femme?—Pauvre Monsieur, je vais écoter le long d'Arve.

ÉCOUAIRU, UE, s. et adj. Petit, maigre, débile, chétif. Un écouairu comme toi, vouloir camper! Dis voir, Cabot, connaîtrais-tu par hasard la femme de Jean Lorrain, cette petite écouairue, qui tient une boutique brisée darnier le Rhône? Dans quelques provinces de France, écouer signifie: Couper la queue à un animal (écouer un chien), et c'est là peut-être l'origine de notre mot écouairu. Dans le patois vaudois, écouairu veut dire: «Écureuil.»

ÉCOUAIRÙLE, s. f. C'est un féminin du mot précédent.