ÉCOUENNE, s. f. Force, vigueur. Il y va de toutes ses écouennes, c'est-à-dire, de toute sa force. Tu n'as pas l'écouenne, tu ne peux pas, tu n'es pas assez fort.

ÉCOUENNER (S), v. pron. S'efforcer. Voyez COUANNE.

ÉCOULER, v. a. Terme de tricoteuse. Laisser couler, laisser tomber, laisser échapper. Écouler une maille; maille écoulée.

ÉCOVET ou ÉCOVÉ, s. m. Écouvillon, linge fixé à l'extrémité d'une perche et servant à nettoyer le four. Terme suisse-roman. En provençal, escoubo, en vieux français, escouve, et en français, «écouvette,» signifient: «Balai.»

ÉCRELET ou LÉCRELET, s. m. Sorte de nougat. Des écrelets de Bâle. Terme suisse-roman, formé du mot allemand Leckerei, friandise.

ÉCREMÉ, ÉE, adj. Étang écremé, rivière écremée. Étang, rivière dont les froids de l'hiver commencent à congeler la surface.

ÉCREMER, v. a. Écrémer du lait. Écrivez et prononcez «Écrémer,» avec un accent aigu sur les deux é.

ÉCRITOIRE (UN). Un petit écritoire. Ce mot est féminin.

ÉCRIVISSE, s. f. Pêcher aux écrivisses. Terme suisse-roman, savoisien et franc-comtois. Dans le vieux français on écrivait et on prononçait Escrivisse, et l'on ne dit pas autrement dans plusieurs villages de notre canton.

ÉCU, s. m. Écu changé, écu mangé. Ce proverbe, peu répandu à Genève, mais qui nous appartient réellement, signifie qu'une pièce d'argent, dès qu'elle est changée, est bientôt dépensée. Ce proverbe a été recueilli par deux dictionnaires modernes, savoir, le Complément du dictionnaire de l'Académie (au mot Manger), et le Dictionnaire national de M. Bescherelle.