ÉCUELLE, s. f. Écuelle de lait. Dites: Écuellée de lait.
ÉCUELLE, s. f. Nous disons figurément: Verser son écuelle, pour signifier: «Faire mal ses affaires.» Un tel a versé son écuelle; c'est-à-dire: Un tel a perdu, en tout ou en partie, ce qu'il possédait.
ÉCUELLE, s. f. Ricochet, bond que fait une pierre plate et légère jetée obliquement sur la surface de l'eau. Faire des écuelles.
ÉCUERNE ou ÉTIEURNE, s. des 2 genres. Idiot, hébaté, ahuri. J'avais beau vous appeler à mon secours, vous restiez là tous deux comme des écuernes. Terme savoisien.
ÉCUÉRU, UE, s. Voyez ÉCOUAIRU.
ÉCUISSETER ou ÉCUISSOTER, v. a. Signifie: Fendre, partager en deux. La foudre, en tombant sur cet arbre, l'a écuisseté. Au sens figuré: Fatiguer à l'excès, harasser. Une marche de six jours consécutifs nous avait écuissotés. [P. G.]
ÉCUIT, ÉCUITE, adj. Se dit de la peau des petits enfants, lorsqu'elle s'écorche ou se crevasse. Notre pauvre Lolotte est tout écuite. Terme suisse-roman. On dit à Lyon: Entrecuit.
ÉCUMOIRE (UN). Ce mot est féminin.
ÉDUQUER, v. a. Élever un enfant, l'instruire, le former. Suis-je assez misérable! s'écriait la Simonne; j'ai tout sacréfié pour faire éduquer mon Janot, et j'y ai pardu, avec ma peine, tous mes petits argents! Ce mot d'éduquer appartient au langage le plus négligé et le plus populaire. Cependant on peut fort bien dire d'un homme incivil et grossier: «Voyez ce mal éduqué.»
EFFARCLÉ, ÉE, adj. et partic. Se dit principalement des ustensiles en bois, et signifie: Brisé, mis en pièces. Seille effarclée; cuvier effarclé; bagnolet effarclé. En patois, farclle (ll mouillés) veut dire: «Cercle.»