ÉPINIACHER ou ÉPINASSER, v. a. Au sens propre ce mot signifie: Peigner les échappes ou tresses de chanvre; défaire les échappes et les mettre en quenouilles. Au sens figuré il signifie: Ébouriffer les cheveux, les mettre en désordre. Les trois quarts du temps vous rencontrez cette jeune personne tout épiniachée.
ÉPION, s. m. Espion. ÉPIONNER, v. a. Espionner.
ÉPISODE, s. fém. Au milieu du dernier siècle, le genre de ce mot n'était pas encore fixé; aujourd'hui il est masculin. «Un court épisode; un charmant épisode.»
ÉPIZOOTIE, s. f. L'Académie veut que l'on prononce épizo-o-tie, en donnant au t un son dur, comme dans rôtie.
ÉPOULAILLÉ, ÉE, part. Épouvanté, ée; effrayé, ée. Elle vint tout époulaillée me dire qu'elle croyait avoir vu un loup. Tu t'époulailles de rien, Dorothée. Dans notre patois, poulaille ou polaille signifie: «Poule.»
ÉPOUSE (L'). La femme d'un tel. Je vous présente mon épouse. Je vais monter en char avec mes deux garçons et mon épouse. Si Monsieur avait occasion d'une excellente courtepointière, je lui recommanderais mon épouse. Dans tous ces exemples il faut dire: «Ma femme.» Voyez l'article ÉPOUX.
ÉPOUSE, s. f. Nous disons d'une femme parée avec affectation ou avec un soin outré: Elle est parée comme une épouse. Il faut dire: Elle est parée comme une épousée; ou mieux: Comme une épousée de village. [Acad.]
ÉPOUSES DU MOIS DE MAI (LES). Jeunes villageoises qui, dans un costume aussi gracieux qu'elles le peuvent, vont, le premier dimanche du mois de mai, offrir des bouquets aux promeneurs et leur demander une étrenne.
ÉPOUSSETER QUELQU'UN. L'expulser, le chasser d'un lieu où il était importun. En français, «Épousseter» veut dire: Battre, châtier.
ÉPOUSSOIR, s. m. Époussette, sorte de grande brosse.