ÉTIEURNE, s. des 2 genres. Voyez ÉCUERNE.
ÉTIRE, s. f. Sorte de gaffe ou grande perche ferrée pour conduire les barques. Aller à l'étire.
ÉTONNER (S'), v. pron. Je m'étonne si... Je m'étonne comment... Je m'étonne pourquoi... Je m'étonne où... Ces expressions signifient: Je voudrais bien savoir si... J'aimerais bien savoir comment... Il me tarde de savoir pourquoi... Je m'étonne si je recevrai ce soir une réponse à ma lettre. Je m'étonne si le mariage en question aura lieu. Je m'étonne s'il fera beau temps demain. Je m'étonne comment finira leur procès. Je m'étonne où l'on peut se procurer d'excellentes chaussures. Je m'étonne où est ma clef d'armoire. Je m'étonne pourquoi notre Ernest n'est pas invité à ce bal. Je m'étonne quand notre contingent reviendra, etc. Les grammairiens condamneront sans doute cette expression, et diront doctoralement qu'on s'étonne d'une chose qui est arrivée, mais non pas d'une chose incertaine et non avenue. Pour nous, passant condamnation là-dessus, nous ferons observer: 1o Que les expressions: Je m'étonne si, je m'étonne quand, je m'étonne pourquoi, sont universellement usitées dans la Suisse romane; 2o Qu'elles ont une rapidité, une concision et une originalité remarquables; 3o Qu'elles n'ont aucun équivalent meilleur en français.
ÉTOUFFÉE, s. f. Des haricots à l'étouffée. Terme vaudois, neuchâtelois, savoisien, etc. Dites: À l'étuvée.
ÉTOUFFER DE RIRE (S'), v. pron. Étouffer de rire. [Acad.]
ÉTOUILLER (S'), v. pron. Étendre les bras en bâillant, s'étirer. Terme des campagnards. [P. G.]
ÉTRAMER, v. a. Terme des campagnards. Serrer, renfermer, abriter, mettre à couvert. En vieux français, estran signifie: Couverture de paille, chaume. En Picardie, en Normandie, en Franche-Comté et en Lorraine, étrain a le même sens. R. stramen.
ÉTRANGER, v. actif. Surfaire. Étranger les Anglais, étranger les voyageurs. «Étranger,» v. a., est français, mais dans une autre acception.
ÉTRANGER, s. m. Pays étranger. Vivre dans l'étranger; s'établir dans l'étranger; il s'est marié dans l'étranger. Les dictionnaires disent: «À l'étranger.» Passer À l'étranger.
ÊTRE, v. auxil. Ce verbe est mal employé dans les phrases suivantes: Quatre et quatre sont huit; sept et sept sont quatorze. Dites: Quatre et quatre FONT huit; sept et sept FONT quatorze.