FARCEMENT, s. m. Terme culinaire. Farce, chou farci avec des épinards, des châtaignes et des raisins secs. A Lausanne et à Neuchâtel on dit: Farçon; en Languedoc et en Provence: farsun.
FARCEMENT, adv. Drôlement, plaisamment. L'affaire se termina farcement. Il joua ce rôle assez farcement.
FARÇONNETTES, s. f. pl. Laitues farcies.
FARET, s. m. Mèche d'une lampe ou d'une chandelle. Couper le faret. Terme vaudois, savoisien et dauphinois. Faret, au sens figuré, se dit d'une personne maigre, malade, et dont la vie semble près de s'éteindre. Un tel n'a plus que le faret. On le dit aussi d'une étoffe qui n'a que l'apparence. Cette étoffe n'a que le faret.
FARETTES, s. f. pl. Faire ses farettes, signifie: Réussir, faire bien ses affaires, faire ses orges.
FARFOUINER, v. a. Farfouiller. Farfouiner des livres; farfouiner une armoire.
FASCINE, s. f. Sorte de gros fagot destiné au foyer, falourde. Une centaine de belles fascines coûte environ vingt-sept francs. Terme suisse-roman et savoisien. A Bordeaux, on dit: Faissonnat; dans le patois de l'évêché de Bâle et dans le patois lorrain, faichin.
FASTES, s. f. pl. «Il travaille pour dérouler à ses concitoyens les fastes glorieuses de leurs annales.» [Journal de Genève, janvier 1833.] Ce mot est du genre masculin. «Fastes glorieux, fastes brillants.»
FATRASSER (SE), v. pr. S'accoutrer, s'affubler, se fagoter. En vieux français, fatrasser, v. n., a ce même sens. [Voyez Roquefort, Glossaire roman, t. I, p. 577.]
FAÜLAY, FAÜLET et FEULET, s. m. Terme des campagnards. Tourbillon, vent follet, qui fait tournoyer la poussière et autres corps légers, et les élève fort haut en colonne. Dans le Berry on dit: Foulot.