FAUTE, s. f. Besoin, nécessité naturelle. Avoir faute. Terme berrichon, etc. Chez les campagnards, avoir faute d'une chose, signifie: En avoir besoin. D'ei fauta d'eună robă (j'ai besoin d'une robe). Attache ce sac, Jean-Pierre.—Non, il n'y a pas faute.

FAUTIF, IVE, adj. Coupable. Ne persiste pas à nier, et avoue que tu es fautif.

FAUX, s. m. Avoir du faux, c'est: Vouloir paraître plus qu'on n'est, plus riche surtout, et d'un rang plus élevé. Les parvenus sont d'ordinaire pleins de faux. Notre jeune tailleuse était charmante avant son mariage: elle a pris dès lors beaucoup de faux. Avoir du faux et «être faux» sont deux choses très-différentes. On méprise et on fuit les gens qui sont faux. On rit de ceux qui ont du faux, on s'en amuse quelquefois: le plus souvent on les regarde en pitié.

FAUX CLAIR, s. m. Terme des tonneliers. Vin au bas, baissière, ripopée.

FAUX FIL, s. m. Passer un faux fil, faufiler.

† FAVETTE, s. f. Un nid de favettes. Terme vieux français. Dans le patois lorrain on dit: Fâvatte. En français: «Fauvette.»

FAVIOLE, s. f. Haricot. Faviole à bouquets. Terme suisse-roman et franc-comtois. En vieux français, favouille signifie: Petite fève. Au sens figuré, faviole ou favioule se disent d'un sot, d'un nigaud, d'un niais qui ajoute foi à toutes les sornettes, à tous les contes qui se débitent. Oh! la faviole, qui ne voit pas qu'on se moque de lui!

FAVIOLON, s. m. Graine de haricot.

FAYARD, s. m. (Prononcez faïard.) Hêtre. Du bois de fayard. Un moule de fayard. Terme suisse-roman, savoisien et méridional. Boiste et Gattel ont recueilli ce terme, en indiquant que c'est un provincialisme. A Neuchâtel on dit: Foyard; on le dit aussi dans l'évêché de Bâle, en Franche-Comté et dans le Berry.

FAYASSE, s. f. Voyez FAÏASSE.