GROGNONNE, adj. et s. féminin. Sa maladie l'a rendue un peu grognonne. Dites: «Grogneuse.»
GROLLE, s. f. Vieux soulier fort usé, savate. Mettre des grolles. Porter des grolles. Comment donc, Madame Bonnard? vous nous donnez là du pain qui est sec comme de la grolle. Terme vieux français et français populaire.
GRONDÉE, s. f. Gronderie, réprimande. Faire une grondée. Recevoir une grondée.
GROS, s. m. Le gros de l'hiver; le gros de l'été. Dites: «Le fort de l'hiver; le fort de l'été.»
GROS (LES). Les notables, les riches, les principaux de l'endroit. Nos gros se montrèrent, en toute occasion, humains et charitables.
GROS, s. m. Terme de calligraphie. Écrire en gros, c'est Écrire en gros caractères. Il faut dire: «Écrire la grosse.»
GROS, adj. De gros en gros, locution adverbiale. Il consentit à nous raconter de gros en gros cette singulière aventure. Il faut dire: «En gros.» Raconter en gros.
GROS-BLÉ, s. m. Nonnette, variété de froment. Le gros-blé s'appelle aussi en français: «Blé barbu» et «Blé poulard.»
GROS-FORT, s. m. Grande absinthe, plante.
† GROS MAL, s. m. Haut mal, épilepsie, mal caduc. Tomber du gros mal. Terme vaudois et savoisien. Dans le Limousin on dit: Le grand mal.