À PART DE, loc. conj. À moins de. À part de la frapper, son mari ne pouvait la traiter plus mal. À part d'être mort, on ne pourrait être plus malade qu'il n'est.
APETISSIR, v. a. Cette lunette apetissit. Dites: Cette lunette apetisse. L'infinitif de ce verbe est: Apetisser.
APIDANCER (S'), v. pron. Combiner avec économie son pain et sa pitance en mangeant. Tu ne sais pas t'apidancer. Ce fromage est bien apidançant. Terme languedocien. Dans le Berry, on appelle mets apidançant, un mets qui fait manger beaucoup de pain. Voyez PIDANCE.
APIGEONNER, v. a. Attirer par de beaux discours, par de beaux semblants, enjôler, affrioler. Il se laissa apigeonner par toutes leurs magnifiques promesses. Terme remarquable, connu dans quelques provinces de Savoie, et peut-être ailleurs.
APLATI, TIE, part. S'emploie au sens figuré et signifie: Détraqué, énervé, abattu, consterné. Je ne suis pas positivement malade, je suis aplati, je n'ai point de force. Cette nouvelle nous a aplatis. Votre Mr Michel est un homme bien indolent, bien aplati.
À POINT D'ENDROIT, loc. adv. Nulle part.
APOSTICHE, adj. Postiche, ajouté après coup. Barbe apostiche; frisons apostiches; dents apostiches. Terme méridional, etc.
APOUSTI, s. m. Rebord extérieur d'une barque sur lequel marchent les bateliers, qui la font aller à l'étire, c'est-à-dire au moyen d'un long pieu ferré.
APOUSTOUILLE ou APOUTOUILLE, s. f. Allonge, ajoutage, appendice. A Chambéry on dit: Apostouille. C'est le mot français «Apostille» défiguré.
APOUTOUILLER, v. a. Allonger, mettre un ajoutage.