ARRÊTER, v. n. S'arrêter. Partez donc; la dernière cloche vient d'arrêter. Nous eûmes beau faire des signes avec nos mouchoirs, l'omnibus ne voulut pas arrêter. Il est mieux de dire: Ne voulut pas s'arrêter.
ARRÊTER, v. n. Cesser. Il a arrêté de pleuvoir; il a arrêté de sonner. Laisse ton labourage, André; et si la pluie arrête, tu le reprendras.
ARRHES, s. f. pl. Dans le langage populaire raffiné, on aspire ce mot, et l'on dit: Des hharrhes; livrer les hharrhes. C'est une grossière faute: il faut prononcer les z-arrhes.
ARRIÉRAGES, s. m. pl. Arrérages.
ARRIÈRE-GRAND'MÈRE, s. f. Bisaïeule.
ARRIÈRE-GRAND-PÈRE, s. m. Bisaïeul. Terme méridional.
† ARSOUILLE, s. f. Homme ou femme de néant, crapule. Terme ignoble, qu'on retrouve dans quelques provinces du nord et du centre de la France. [Voyez le Glossaire picard de M. l'abbé Corblet.]
ARTÈRE (UN). Le gros artère. Solécisme fréquent. Ce mot est féminin.
ARTEUIL, s. m. Orteil, doigt du pied. Il s'écrasa l'arteuil. Dans notre patois, on dit: artieu; dans le Limousin et en vieux français, arteil; en Languedoc, artel; en rouchi, artoil; dans le dictionnaire de Cotgrave, on trouve artail et artoir: tous mots qui se rapprochent beaucoup de l'étymologie latine articulus. «Orteil,» qui s'en éloigne davantage, a prévalu.