ARVE, rivière. Nous disons, en retranchant l'article devant ce mot: Le sable d'Arve; la queue d'Arve; le bord d'Arve; le chemin d'Arve; patiner sur Arve. Ces façons de parler sont un reste du vieux français.
AS (UNE). Terme du jeu de cartes. Une belle as. Solécisme qu'on retrouve aussi dans le français populaire.
ASPIRAL, s. m. Spiral. Terme d'horlogerie.
ASSATIR ou ACHATIR, v. a. Écacher, aplatir, tasser, écraser. Un terrain assati; une pomme assatie. Du pain assati est du pain mal cuit, mal levé, qui est trop serré, si l'on peut s'exprimer ainsi. Le verbe assatir ou achatir se dit aussi des personnes. J'ai tant marché, que je suis tout achati. Si tu raisonnes encore, petit drôle, je t'achatis. Quand il apprit la nouvelle de cette faillite, il resta comme achati; c'est-à-dire: Comme écrasé. Dans le patois languedocien, acata veut dire: Abaisser, et le participe acatat signifie: Courbé, bas. Dans le patois du Berry, sater a le sens de: Presser, fouler.
ASSATISSEMENT, s. m. Aplatissement, abaissement.
ASSAUT, s. m. Nous disons figurément: Faire un assaut à quelqu'un, pour: Le tancer vertement, éclater contre lui en reproches. Recevoir un assaut veut dire: Être fortement réprimandé. En Lorraine, assauter quelqu'un signifie: L'accabler d'injures, de reproches, d'invectives.
ASSÉNER, v. a. Asséner un coup de poing. Ce mot s'écrit «Assener» sans accent sur l'e. [Acad.]
ASSÉYER (S'), v. pron. S'asseoir. Asséye-toi, Colas. Prenez la peine, Mesdames, de vous asséyer. Faute fréquente.
ASSEZ, adv. Monsieur a-t-il assez bois? Aurons-nous assez crême pour quinze personnes? Dites: Assez de bois, assez de crême, etc.
ASSOYER (S'), v. pron. S'asseoir. Ils s'assoyèrent par terre, est un barbarisme. On dit pourtant: Assoyez-vous; il faut que tu t'assoyes, etc. Pour les deux manières de conjuguer le verbe S'asseoir, voyez absolument les dictionnaires et les grammaires, et ensuite débrouillez la chose, si vous le pouvez.