AVALANCHER, v. n., et S'AVALANCHER, v. pron. S'ébouler. Le terrain menaçait d'avalancher. Le glacier venait de s'avalancher. En provençal, s'avalancha veut dire: S'affaisser, s'ébouler, crouler.
AVALÉE, s. f. Forte réprimande, gronderie brusque. Faire une avalée. Il nous surprit dans la vigne et nous fit une effroyable avalée.
AVALER, v. a. Quereller durement, rudoyer, malmener. Gardez-vous, mes enfants, de lui demander congé; il vous avalerait. Terme français populaire.
AVALER, v. a. (fig.) Nous disons de quelqu'un qui a des maux de gorge: Il a avalé le chat par la queue; ou: Il a avalé la queue du chat. En français, on dit d'un chanteur qui éprouve un embarras de gosier: «Il a un chat dans la gorge.» [Acad.]
AVALE-ROYAUME, s. m. Dénomination facétieuse qu'on donne à une personne avide, insatiable.
AVALOIR, s. m. Grand gosier, vaste gosier, vaste estomac. Dis-moi, Georgette, il faut que tu aies un fameux avaloir pour avoir englouti toute la fricassée de boudins. Avaloir est un mot français; mais on l'écrit «Avaloire,» avec e final, et il est du genre féminin.
AVAN, s. m. Osier, pleyon. Les avans aiment le bord des eaux. Terme franc-comtois, etc.
AVANCE, s. f. Avoir de l'avance signifie, dans le langage des ouvriers et des domestiques: Avoir quelque argent devant soi, avoir des économies, être en fonds. Tu es toujours ouvrier, Mathurin?—Hélas! oui, Monsieur; je n'ai point d'avance. Si j'avais eu de l'avance, je me serais établi depuis longtemps.
AVANCE, s. f. Prendre de l'avance, gagner de l'avance, sont des expressions incorrectes. Antoine, toi qui marches moins vite que tes compagnons de route, prends de l'avance, gagne de l'avance. Les dictionnaires disent, en retranchant l'article: Prendre l'avance, gagner l'avance. [Acad.]
AVANCE, s. masc. Ce qui se trouve déjà de fait ou de préparé. Tu me conseilles donc de bâtir ce mûr, Bastian?—Puisque Monsieur a tout le sable qu'il faut, et la moitié des pierres, c'est un joli avance, c'est un bon avance. Ce mot est féminin: Une bonne avance.