BAUCHER, v. a. Débuter, c'est-à-dire: Ôter, chasser avec sa boule celle de son adversaire. Bauche-moi cette boule; bauche-la en place. Terme vaudois, savoisien, lyonnais et méridional.

BAUME. Nom propre, qui n'est usité que dans cette locution adverbiale: Pas plus que de Baume; c'est-à-dire: Pas du tout, point du tout, absolument pas. Tu voudrais que je m'inquiétasse des cancans de nos commères? En vérité, je ne m'en soucie pas plus que de Baume. Penses-tu qu'il pleuve ce soir?—Ce soir? Pas plus que de Baume. Selon le Glossaire de Gaudy, cette locution tire son origine du nom de La Baume, qui fut le dernier évêque de Genève, à l'époque de la Réformation. Mais un fait qui pourrait infirmer cette explication, c'est que d'autres cantons de la Suisse française emploient aussi ce proverbe.

BAVARD, s. m. Nous employons fréquemment ce mot dans le sens de: Railleur, moqueur, persifleur. Croyez-vous, Monsieur, que je me prenne à vos compliments? On sait assez que vous n'êtes qu'un bavard.

BAVARDAGE, s. m. Moquerie, raillerie.

BAVARDER (SE), v. pron. Se moquer, se railler. Ces malicieuses filles se bavardaient des passants. Nous disons, dans le même sens, bavarder, v. n. Vous étiez tous là, comme de grands nigauds, à ricaner et à bavarder.

BAVERON, s. m. Bavette, serviette d'enfant qu'on attache sous le menton. Terme français populaire. On disait en vieux français: Baverette.

BAYU, s. m. Voyez Baïu.

BÉ-À-BA, s. m. Être au bé-à-ba, signifie: N'en pouvoir plus, être à quia, être réduit aux dernières extrémités. On le dit d'une personne fort malade. On le dit surtout d'un homme à qui le mauvais état de ses affaires ne laisse plus de ressources et qui est aux derniers expédients. Terme suisse-roman et savoisien.

BEAUCOUP, adv. Bien, fort, fortement. Je crois beaucoup à un orage pour ce soir. Dans notre cercle on croit beaucoup à la paix. Français populaire.

BÉBÉ (UNE). Une nigaude, une niaise qui est toujours bouche béante. Dans le dialecte limousin on dit: Une bêbio, et en Picardie, une bébette.