BEC-À-CORBIN, s. m. Canne en bec-à-corbin. Dites: Canne en bec de corbin. Corbin, en vieux français, signifie: «Corbeau.»

BECFI, s. m. Bec-figue. Le passage des becfis. Tirer des becfis. Terme savoisien, bressan, lyonnais, etc.

BÉCHÉE, s. f. Donner la béchée. Terme français populaire et vieux français. Dites: Donner la becquée.

BÉCHET, s. m. Trou fait à la glace dans un lieu propre à patiner. Prendre béchet, se dit d'un patineur qui s'enfonce dans l'eau. Il a pris béchet jusqu'au cou. En vieux français, béchet ou baichet signifie: «Brochet.» Or comme, à Genève, on patine le plus souvent sur des fossés qui contiennent des brochets, on a dit, en plaisantant: Il prend le béchet, il prend béchet, pour: «Il s'enfonce dans l'eau.»

BÉCUIT, s. m. Échauffement provenant d'une écorchure. Avoir le bécuit. Dans le patois vaudois, békoué se dit d'un enfant au berceau dont la peau est écorchée.

BEGNULE, s. f. (Prononcez be-niule.) Femme ou fille sotte, maladroite, sans capacité ni énergie.

BÉGUER, v. n. Bégayer. Je crois vraiment qu'elle bègue; on dirait qu'elle bègue. Terme lyonnais, picard, normand, etc.

BEGUINE ou BÉGUINE, s. f. Bavolet, sorte de coiffe de toile que portent nos paysannes, principalement celles qui sont âgées. Terme suisse-roman et savoisien.

BELLES HEURES, s. f. pl. Vous venez, Messieurs, à de belles heures. On dit en français: Vous venez à belle heure.

BELOSSE, s. f. Prunelle, prune sauvage, fruit du prunelier. Terme suisse-roman, savoisien et vieux français. A Fribourg on dit: Bolosse; à Lyon et dans le Jura, pelosse; en Normandie, bloche. A Reims, on donne aux prunes le nom générique de balosses.