BOURREAUDE, s. f. Femme qui se livre à des actes de cruauté. Voyez cette bourreaude qui va noyer elle-même son chat.

BOURREAUDER, v. a. Faire souffrir, tourmenter. Bourreauder un chien; bourreauder un lapin. Bourreauder un petit enfant. Terme suisse-roman et savoisien, connu aussi dans le nord de la France. Bourreauder une poupée, c'est: La gâter, l'abîmer. En Franche-Comté, bourreauder un ouvrage, c'est: Le bousiller, le faire avec précipitation et sans soin.

BOURREAUDEUR, BOURREAUDEUSE, s. Se disent quelquefois pour: Bourreau, bourreaude.

BOURRÉE, s. f. Fougade, travail acharné mais court; effort considérable, mais qui dure peu. Travailler par bourrées. En Languedoc on dit: Bourrade; donner une bourrade. A Rumilly (Savoie), une bourrée de mal de ventre, c'est: Une douleur violente, mais courte, de mal de ventre.

BOURRÉE, s. f. Bourrade, rebuffade, réprimande faite avec humeur, avec dureté et avec une sorte d'éclat. Faire une bourrée. «Bourrer» est français dans le sens de Tancer durement et en élevant la voix.

BOURRER, v. a. Pousser rudement après soi. Bourrer les portes.

BOURRIQUE (UN). Le bourrique se mit à galoper et l'enfant tomba. Bourrique est féminin.

BOURROCHE, s. f. Plante potagère. Sirop de bourroche. Terme vieux français. On dit aujourd'hui: «Bourrache.»

BOURTILLE, s. f. Sous-bois.

BOUSINER, v. a. Tracasser, ennuyer, chiffonner, vexer. Laisse-moi, Gaspard, tu me bousines. Lequel, de vous autres, voudrait s'en retourner avec moi? Je me bousine ici. Terme trivial, qui appartient au français populaire.