Y vou leu fit on-na grant capellade.

On dit à Neuchâtel: Une chapelade. R. capel, chapeau.

CÂPITE, s. f. Cabane, hutte dans les jardins ou au centre des vignes, maisonnette rustiquement construite et isolée dans la campagne. Les câpites de Plainpalais; la câpite de Grange-Canal; la câpite de Vésenaz. Terme connu dans le canton de Vaud, et qui existait déjà dans le vieux français. L'ancien Glossaire pense que ce terme vient du mot latin capitatio, qui signifie: «Taxe.» Il viendrait plutôt du mot latin caput, tête, sommité, parce que ces cabanes sont ordinairement placées de manière à dominer toute la campagne environnante.

CAPO ou CAPOT, s. m. (o bref.) Capote, sorte de chapeau ou de capuchon que nos dames mettent quelquefois par-dessus leur coiffure pour la préserver. Terme berrichon. Dans la plupart des dialectes de France, capo a le sens de «Manteau.»

CAPONNERIE, s. f. Poltronnerie, lâcheté.

CAPOTE, adj. fém. Confuse, déconcertée. Elle se retira toute capote. Combien elle fut capote, quand elle trouva la porte fermée! «Capot» est un adjectif des deux genres. On doit donc, en parlant d'une femme, dire: Elle est capot; elle s'en alla bien capot.

CAPOTISANT, ANTE, adj. Qui rend capot. Une mésaventure capotisante. Cette pluie est bien capotisante.

CAPOTISER, v. a. Rendre capot, déconcerter. Ce contre-temps nous capotisa. Le bal fut renvoyé à huitaine, et la jeune fille en fut bien capotisée. Ma réponse l'a capotisé, écrivait De Sonnaz à Grenus, en 1794. Terme connu en Savoie et dans la Suisse romane.

CAQUEGRAISSE, s. m. Avare, ladre, taquin.

CAQUEUX, EUSE, adj. et s. Misérable, chétif. Se dit surtout des choses, et s'emploie principalement dans cette expression: Un air caqueux.