SIROP MAGISTRAT, s. m. Sirop magistral.

SISSON, s. m. Terme enfantin. Chien, petit chien. Viens, Alfred, viens caresser le sisson.

SISTANCE, s. f. Ce qui est nécessaire à l'homme pour vivre et se sustenter. Ne s'emploie qu'avec la négation. N'avoir pas sistance, signifie: Être dénué de tout. Ce pauvre Guignolet n'a pas sistance au monde. Ce mot de sistance se prend quelquefois dans un sens plus spécial, et signifie: Nourriture, aliment. Ma bonne dame, donnez-moi un morceau de pain, il n'est pas entré sistance dans mon corps aujourd'hui. Terme savoisien. Dans le dialecte rouchi on dit: Sustance. Se dit aussi des choses. Quand les cendres ont donné toute leur sistance, on les ôte, etc.

SI TELLEMENT, si fort, tellement. L'affaire est si tellement embrouillée, que les avocats mêmes n'y voient goutte. Français populaire.

SOBRÉCOT, s. m. Subrécot, le surplus de l'écot, ce qu'il en coûte au delà de ce qu'on s'était proposé de dépenser.

† SOCIALISTE, s. m. Socialisme.

SOCIÉTÉ (LA). Le monde. Nous disons: Aller en société; se plaire en société; s'ennuyer en société. Où étiez-vous hier au soir, Monsieur Artus?—J'étais en société. On dit en français: Aller dans le monde; se plaire dans le monde; s'ennuyer dans le monde, etc. On peut dire aussi: Aller dans la société; se plaire dans la société; s'ennuyer dans la société.

SOCÎTÉ, s. f. Prononciation vicieuse du mot: Société.

† SOFRE, prép. Sauf. Sofre votre respect, permettez que... La Josette fut obligée de vendre tout son bataclan, sofre un lit et un placard.

SOI-DISANT, loc. adv. Dit-il, dit-elle. Ce terme (soi-disant) est mal employé dans les phrases suivantes et les analogues. Il m'emprunta d'excellents livres, soi-disant pour les lire, et il les vendit. On lui a fait soi-disant une injustice criante. Quand l'enfant manque le collége, les parents l'excusent auprès du régent par un soi-disant mal de tête. Mais «soi-disant» est bien placé dans les exemples qui suivent: On m'adressa à un soi-disant chirurgien qui n'était, à vrai dire, qu'un frater. Je me trouvai près d'une dame soi-disant polonaise et qui était de Chambéry. «Soi-disant» demande toujours à être suivi d'un complément, lequel sert de qualification au pronom personnel qu'il renferme.