TORCHE, s. f. Terme culinaire. Hachis auquel on donne la forme d'une torche. Voyez ce mot. Nous appelons aussi torche une sorte de pain rond.
TORCHÉE, s. f. Rossée, gifle, volée de coups. Terme vaudois. Torcher est français, dans le sens de «Battre.»
TORCHE-MIRAUD. Voyez GIRAUD, t. I, p. 231.
TORCHER, v. a. Pour exprimer qu'un homme n'aura pas ce qu'il désire, nous disons figurément et proverbialement: Il peut bien en torcher son couteau. Les dictionnaires disent: «Il n'a qu'à s'en torcher le bec.»
TORCHETTE, s. f. Petit torchon. Nous disons d'une assiette bien amassée, ou d'un plat où l'on n'a rien laissé, qu'il est net comme torchette, comme si la torchette y avait passé. Puis adverbialement, net comme torchette, veut dire: Sans faute, sans hésiter, rondement. Tu crois qu'il badine? Détrompe-toi, il le fera net comme torchette.
TORCHON DE PAILLE, s. m. Le terme français est: Bouchon de paille.
TORCHONNER, v. a. Frotter avec un torchon. Terme vaudois et neuchâtelois.
TORCHONNER, v. a. Chiffonner, faire maladroitement ou par accident des plis à sa robe. Ne torchonne pas cette cravate. Voyez la petite sotte, comme elle s'est torchonnée.
TORDRE L'OREILLE, (fig.) Tordre l'oreille à un enfant, signifie: «Sevrer un enfant.» C'est aujourd'hui qu'on tord l'oreille à notre petite Lili. Cette expression, qui appartient au langage le plus familier, fait peut-être allusion au déplaisir, au chagrin extrême qu'éprouve le petit enfant lorsqu'on le sépare de sa nourrice.
TORNIOLE, s. f. Taloche, étrillée. Flanquer une torniole. Il ne se vante pas de la torniole qu'il a reçue. Terme berrichon, etc.