TROP À BONNE HEURE. Dites: De trop bonne heure, et non pas: Trop de bonne heure.

TROTTÉE, s. f. Trotte, course, traite, espace d'un lieu à un autre. Nous fîmes sans nous arrêter une trottée de sept lieues.

TROU, s. m. Trouée, ouverture dans l'épaisseur d'une haie. Terme gascon.

TROUILLÉ, LÉE, adj. Se dit principalement des fruits, et signifie: Patrouillé, gâté, mal manié, écrasé, mouillé, qui a perdu toute sa fraîcheur. Des raisins trouillés. En Normandie et dans le Berry, trouiller, v. a., signifie: Salir. En vieux français, ce verbe signifiait: Chiffonner en pressant. Dans le patois limousin, troulia, chiffonner. Notre mot patois trolli (ll mouillés), veut dire: Pressurer.

TROUILLON, s. m. Femme sale et mal vêtue. En patois on dit: Trouye, et dans le français populaire, trouille.

TROUPE, s. f. Grande quantité, ribambelle. Une troupe de sottises, une troupe d'injures. Tu nous débites là une troupe de bêtises. Français populaire. C'est aussi une faute de dire: Une troupe de monde; il faut dire: Une troupe de gens.

TROUPELÉE, s. f. Grande troupe, ribambelle, potée. Une troupelée de badauds. Une troupelée d'enfants. Dans le patois limousin, troupel, et en vieux français, troupelet, signifient: Troupeau, petit troupeau.

TROUSSEPET, s. m. Petit enfant chétif, mais intelligent, agréable et gentil. Dans le français populaire, trousse-pette se dit par mépris en parlant d'une petite fille. En Normandie, troussepin se dit d'un enfant espiègle.

TROUVE, s. f. Trouvaille. Faire une trouve. Quelle fameuse trouve tu as fait là! Terme français populaire.

TRUIASSE ou TRUYASSE, s. f. Femme très-malpropre, femme dégoûtante et repoussante par la saleté et le désordre de ses vêtements. Augmentatif du mot «Truie.»