VENTER, v. n. Se dit des blés, et signifie: Être attaqué de la maladie appelée nielle ou carie. Les blés ventent lorsque, étant à peu près mûrs, ils sont surpris par des rosées froides et fortes, sur lesquelles tombe dès le matin un soleil très-chaud.
VENTRAILLE, s. f. Tripaille, intestins des animaux. Terme languedocien, vieux français, etc.
VENTRE, s. m. On dit dérisoirement d'un prodigue à qui il ne reste plus rien: À présent qu'il a tout dépensé, il est obligé de se frotter le ventre avec un carron (une brique). Figurément, Se frotter le ventre avec un carron (voyez CARRON), signifie: Se passer de manger. On dit à Paris dans le même sens: Se serrer le ventre. [Dictionnaire des locutions vicieuses.] Nous disons figurément dans le même sens: Danser devant le buffet.
VENTRE, s. m. Nous disons à un enfant, qui étant servi abondamment d'un mets, ayant son assiette bien garnie ou sa poche pleine, se plaint encore de n'avoir pas assez: Tu as les yeux plus grands que le ventre. Dites: Que la panse.
VERDAÎRULE ou VERDERULE, s. f. Verdule, verdelet, bruant.
VERGILLON, s. m. Petite verge, petite baguette. Se dit surtout de cette baguette de noisetier que les pêcheurs ajoutent à l'extrémité du roseau qui leur sert de ligne. Terme vaudois. En vieux français, verjon.
VERGNE, s. m. Verne, aune, sorte d'arbre qui croît au bord des eaux. Terme vieux français. Nos campagnards lui donnent le genre féminin.
VERNET, s. m. Verney, lieu planté de vernes ou aunes. La campagne des Vernets. L'hospice des Vernets.
VERSÉE, s. f. Signifie: 1o Une rasade, un plein verre; 2o Une averse. Je te demande un peu de vin et tu me flanques une versée.
VERSER, v. a. Répandre. Lequel de vous, mes enfants, a versé cette encre? Tu veux te servir toi-même, Ernestine, et tu verses la sauce sur la nappe. Français populaire.