VISAGÈRE, s. f. Le masque d'une poupée. Mettre une visagère; casser une visagère; changer de visagère. Terme suisse et savoisien. Dans l'évêché de Bâle on dit: Visagière. En vieux français, visagière signifie: Visière d'un casque.
VIS-À-VIS, prép. Envers. Il eut des torts graves vis-à-vis de son tuteur. Il se conduisit très-mal vis-à-vis de sa grand'mère. Cette faute choquante n'en sera bientôt plus une, tant elle s'est propagée, et tant l'usage qu'en font plusieurs écrivains l'a sanctionnée. Introduite en France par J.-J. Rousseau, cette expression fut dès l'origine attaquée vivement par Voltaire. Mais le philosophe de Genève, plus lu et plus goûté que le philosophe de Fernex, triompha de son opposant, et le barbarisme trône aujourd'hui.
VISICATOIRE, s. m. Vésicatoire. R. vesica.
VISIÈRE, s. f. Nous disons figurément, en parlant de quelqu'un avec qui nous avons cessé toute relation, tout commerce d'amitié: J'ai rompu en visière avec lui. En français on dit: Je lui ai rompu en visière; et cela signifie: Je l'ai contredit en face et brusquement.
VISITANT, s. m. Visiteur.
VIS OUVERTS (À). À huis ouverts, c'est-à-dire: Avec les portes ouvertes, les portes restant ouvertes. Le mariage civil se fait toujours à vis ouverts. Vis (prononcez visse) est une corruption du vieux mot huis (porte), d'où l'on a fait le mot «huissier.» R. ostium.
† VISSE-VERSÀ, loc. adv. Écrivez «Vice versâ» et prononcez vicé-versâ.
VITAILLE, s. f. Terme des campagnards, provision de bouche, vivres, victuaille. Terme vieux français.
De ses deniers assez li baille
Por achater de la vitaille.