VOITURÉE, s. f. Toutes les personnes qui remplissent une voiture. Nous allâmes au pont de la Caille: la voiturée se composait de quatorze amis. Expression fort acceptable.

VOL, s. m. Un vol d'étourneaux; un vol d'hirondelles, etc. Terme méridional. En français on dit: Volée. «On voit des volées de deux ou trois cents pintades.» [Buffon.]

VOL, s. m. Prendre quelqu'un au vol. Dites: Prendre quelqu'un à la volée, c'est-à-dire: Choisir promptement et habilement l'instant fugitif où on peut le voir et lui parler.

VOLAILLE, s. f. C'est le nom qu'on donne en français à tout oiseau qu'on nourrit dans une basse-cour. La phrase suivante est donc tout au moins un peu bizarre. Ce n'est pas un poulet que je vous offre, Messieurs, c'est une volaille.

VOLANT, s. m. Faucille de nos moissonneurs. Aiguiser un volant; emmancher un volant. Terme vaudois, jurassien et berrichon. Dans le patois de l'évêché de Bâle on dit: Voulain; en bas-limousin, voulan; en Dauphiné, volame. Dans le vieux français, voulain et voulant se disaient d'une espèce de serpe. [Voyez Roquefort, Glossaire, t. II, p. 731.]

VOLANT, adj. Nous disons que des oiseaux sont tout volants, lorsqu'ils sont drus comme père et mère. [P. G.]

VOLE, s. f. Mettre un oiseau à la vole, signifie: Le mettre au vol; lui faire prendre son vol.

VOLET, s. m. Les mots de volet et de contrevent ne sont pas synonymes. «Les Volets sont en dedans et s'appliquent sur le châssis des fenêtres, les Contrevents sont en dehors.» [Voy. Pautex, Recueil de mots français, p. 41.]

VOLETTE (À LA), loc. adv. Faire une chose à la volette, signifie: La faire trop vite et avec peu de soin, la faire à la volée et en courant. On dit aussi: Prendre une chose à la volette, saisir une chose à la volette.

VOLEUR, s. m. Filament enflammé de la mèche d'une chandelle, lequel fait couler le suif. Ne voyez-vous pas ce voleur à la chandelle? Ôtez donc ce voleur. Terme connu dans quelques provinces de France, dans la Flandre française, etc. [Dictionnaire roman-wallon, p. 209.]