MÈRE, s. f. Nous disons proverbialement: C'est tout ma mère m'a fait, pour signifier: C'est tout un; il n'y a aucune différence entre ces choses; c'est blanc bonnet, bonnet blanc. Prenez l'oncle, prenez le neveu: c'est tout ma mère m'a fait; c'est-à-dire: Ils ne valent pas mieux l'un que l'autre.

MÉRÉDI, s. m. Raifort sauvage. Ce terme, connu dans le canton de Vaud, vient de l'allemand Meerrettig, qui a le même sens que mérédi.

MÉRIDIEN (LE). Régler une pendule au méridien. Terme dauphinois et provençal. Dites: À la méridienne.

MERINGUÉ, ÉE, adj. Terme de pâtissier. Tôfet meringué; biscuit meringué; bâton meringué. «Meringue» est français.

MERISE, s. f. Ce que nous appelons à Genève merise, s'appelle en français: «Griotte.» La merise est une cerise sauvage. La merise douce est une «Guigne.»

MERISIER, s. m. Griottier, guignier.

MERVEILLES, s. f. pl. Rubans de pâte cuits dans le beurre. Un plat de merveilles. On nous servit à goûter des croûtes dorées et des merveilles.

MESAILLE, s. f. Terme des collégiens. Argent. Voyez MESUAILLE.

MÉSENTENDU, s. m. Malentendu, c'est-à-dire: Paroles ou actions prises dans un autre sens que celui où elles ont été dites ou faites. Éclaircir un mésentendu. «Par un mésentendu survenu dans ce voyage, le prince royal eut le malheur de tomber dans la disgrâce du roi son père. [Seigneux de Correvon, Mémoires sur Frédéric le Grand, t. Ier, p. 12.] Terme universellement connu et usité en Suisse, en Savoie et en France, mais non admis jusqu'à présent dans les dictionnaires.

MÉSENTENTE, s. f. Malentendu. Arrangeons-nous de manière qu'il n'y ait point de mésentente. On lit dans le Journal de Genève de 1848, no 84: «La proposition de Mr V** est adoptée. (Discussions, bruit, mouvements et mésentente prolongée.)» Je pense qu'ici mésentente signifie: Le fait de ne pas entendre.