MESONS, s. m. pl. Voyez [MEZONS].

MESSELIER ou MESSALIER, s. m. Messier, garde champêtre temporaire. Terme vaudois et lyonnais. On disait en vieux français: Messilier et messeillier.

MÉTAN ou plutôt MEYTAN, s. m. En patois ce mot signifie: Milieu. Terme franc-comtois. Dans le patois bourguignon, dans le patois du Berry, à Reims, en Normandie et en vieux français on dit: Mitan. Dans le patois de l'évêché de Bâle on dit: Mitan et moïtan. Le dictionnaire de Monet [1636] donne comme synonymes les trois mots: Meilieu, milieu et mitan. En allemand, Mitte.

MÉTEGUETTE (À LA). Locution adverbiale qui signifie: Chichement. Tu m'en donnes à la méteguette. Tu me sers à la méteguette; c'est-à-dire: Tu me regrettes ce que tu me sers. Dans le canton de Vaud, meteguet se dit d'un homme minutieux, lambin, doucereux. Dans les Alpes le verbe metegà signifie: Assigner, dans une famille, à chacun sa portion du bien commun. R. mitigare?

MÉTIAFOU ou MATIAFOU, s. m. Demi-fou, cerveau timbré, original. En patois, matî-ă ou meytî-ă signifient: «Moitié.»

METTRE À COIN, v. a. Serrer, mettre de côté, tenir en réserve. Son mari lui a pris et a fioulé les quatorze écus qu'elle avait mis à coin.

METTRE DES DENTS. Nous disons d'un petit enfant: Il met ses dents. On dit en français: Les dents lui percent, ou: Les dents lui viennent, ou: Il fait ses dents. De ces trois expressions, les deux premières sont les plus correctes.

METTRE SUR QUELQU'UN. Terme d'encan. Enchérir. Il a mis trois francs sur moi, et je n'ai pas eu cette belle commode. Faisons un accord: je ne mettrai pas sur vous, ni vous sur moi. Expression neuchâteloise. [Voyez Guillebert, Vocabulaire du dialecte neuchâtelois, 2e édition, p. 295.]

METTRE (SE), v. pron. Se mettre d'une société; se mettre d'une confrérie. Il s'est mis du complot. Dites: Entrer dans une société; entrer dans une confrérie; entrer dans un complot.

METTRE (SE), v. pron. Se mettre dans les dettes. S'endetter. Expression très-adoptable et vraisemblablement très-répandue.