† MEUR, MEURE, adj. Mûr, mûre. Un fruit mal meur. Meur appartient au vieux français, et se dit encore vulgairement dans tout le nord de la France, en Savoie et dans la Suisse romane.

MEURAISON, s. f. Terme des campagnards. Maturité.

MEURE, s. f. Mûre, sorte de fruit. Une seille de meures. Cueillir des meures. Aux meures! Aux belles meures! est le cri de nos revendeuses à la fin du mois de juillet. Terme français populaire et vieux français.

MEURIER, s. m. Mûrier.

MEURON, s. m. Mûre sauvage, baie de ronce. Piquer des meurons. Terme vaudois, bressan et vieux français. A Rumilly (Savoie) on dit: Mûron; en Franche-Comté, mavuron.

MEZONS, s. m. pl. Espèces sonnantes, argent. Il est riche, celui-là; il a des mezons. Dans le langage des collégiens, mezon signifie: Petit morceau de cuivre.

† MIALER, v. n. Miauler. Le minon enfermé mialait. Terme parisien populaire, etc.

MIDI, suivi du pluriel. Midi ont sonné. Nous dînons à midi précises. Je vous attends vers les midi. Toutes ces phrases sont vicieuses, et il faut dire: Midi est sonné; nous dînons à midi précis; je vous attends vers midi.

MIE, s. f. Terme rural. Meule ou pile de foin ou de paille, de forme conique, qu'on fait en plein air dans le voisinage des maisons qui ne sont pas assez grandes pour contenir toute la récolte. [P. G.] En Franche-Comté, en Bourgogne et dans le nord de la France on dit: Moie. Chez nos campagnards, mouë signifie: «Monceau.»

† MIENNE (LE). Le mien. Rends-moi ce mâpis, c'est le mienne.—Le tienne! tu es-t-un menteur. Notre prononciation, dans ces mots mienne et tienne, est très-nasale, s'éloignant ainsi de la prononciation française et s'approchant beaucoup de la prononciation patoise (mein-nà).