NEIZÉ, ÉE, adj. Voyez [NAIZÉ].

NÉNET, s. m. Terme enfantin. Sein. Se dit en Savoie, dans le Limousin et ailleurs.

NERTIF, adj. m. Musclé. Un lurron nertif.

NETTAYER, v. a. Nettayer des meubles; nettayer un appartement. Ancienne orthographe et ancienne prononciation du mot «Nettoyer.» Dites: Je nettoie; je nettoierai, etc.

NETTAYEUR, s. m. Ne viens pas me rendre visite demain, Adeline, j'ai les nettayeurs. Dites: «J'ai les frotteurs.»

NEUF (À), locut. adv. L'expression genevoise: S'habiller à neuf, appartient au français populaire. Il faut dire: «S'habiller DE neuf.» [Acad.]

NEURET, nom propre d'homme. Nous appelons feinte à Neuret, ou feinte à la Neuret, une feinte grossière et qui saute aux yeux, une grosse bourde, une craque, telle qu'en pourrait faire le plus effronté gascon. Tu crois m'en imposer? Va, va, c'est une feinte à Neuret; tu fais la feinte à Neuret. Cette locution proverbiale, très-connue dans la rue du Rhône et dans les rues avoisinantes, tire son origine de feu Neuret, grand chasseur et grand hâbleur.

NEZ, s. m. (fig.) Nous disons d'une plaisanterie plate et insignifiante, qu'elle n'a point de nez, c'est-à-dire: point d'esprit, point de piquant. Faire des malices à cette pauvre revendeuse, cela n'a véritablement point de nez. Expression savoisienne et méridionale.

NEZ, s. m. Nous disons: À son nez et barbe, pour dire: En sa présence, en face de lui. Elle osa tenir ce langage énergique et franc à son nez et barbe. L'Académie dit: «À son nez et À SA barbe.»

NEZ, s. m. Nous disons proverbialement et dérisoirement à une personne qui se flatte d'un succès qu'elle n'a aucune chance d'obtenir: Tâte voir si le nez te branle.