NEZ DE BOIS. Trouver nez de bois, signifie: Trouver la porte fermée quand on va chez quelqu'un; trouver visage de bois. Nous disons dans le même sens: Avoir nez de bois.

NIÂCE, s. f. Terme enfantin, qui signifie: Caresse, et qui ne s'emploie que dans cette expression: Faire niâce, c'est-à-dire: Caresser. Fais niâce au minon, Antoinette; fais niâce à ce joli chat.

NIÂCER, v. a. Caresser, faire niâce.

NIAFFE ou GNIAFFE, s. m. Savetier. Terme de dénigrement, connu à Paris, en Normandie et sans doute ailleurs. A Chambéry on dit: Niaffre.

NIAFFE ou GNIAFFE, adj. Se dit des personnes et signifie: Flasque, sans énergie, sans courage. Je me sens tout niaffe aujourd'hui. Expression triviale.

NIÂNIOU, s. m. et adj. Niais, dadais, nigaud, personnage dont la démarche et le maintien annoncent déjà la bêtise. Va-t'en, niâniou; va-t'en, bobet, qui ne sais pas seulement relever des quilles. Prenez-y garde, Messieurs: avec son air niâniou il n'est pas aussi bête que vous le pensez. Terme suisse et savoisien. Dans le Berry, Nioniot; en Normandie, niot. A Genève on dit quelquefois dans le même sens: Niânion.

† NIARGUE, s. f. Terme de dépit, de raillerie ou de mépris. Faire la niargue à quelqu'un, c'est le braver avec dédain, lui faire nargue.

NIARGUER, v. a. Faire nargue. Tu me niargues, André, parce que tu es avec ton grand frère, mais tu verras demain.

NIAU ou NIÔ, s. m. Nichet, œuf qu'on met dans un nid pour que les poules y aillent pondre. Dans les dialectes populaires de France on dit: Niai, nieu, niot et niaou.

NIAUQUE, s. f. Voyez [NIÔQUE].