OUÏE, s. f. Nous disons et nous écrivons: À l'ouïe de ces paroles; à l'ouïe de cette déclaration des juges; à l'ouïe d'un semblable aveu, etc. Cette expression, qui manque à la langue française, est à la fois claire et concise, et il y a plus d'un siècle qu'elle est entrée dans le domaine du style réfugié. «A l'ouïe d'un nom aussi respectable que celui de la vertu, il me semble,» etc. [Lenfant, Premier Sermon.] «A l'ouïe de ces mêmes sons,» etc. [Ch. Bonnet, Contemplation de la nature, XIIme partie, ch. 28.] «A l'ouïe de ce qui venait de se passer à Lausanne,» etc. [Mr ***, Le 14 Février, p. 40, 41.]
OURIOU et mieux HOURIOU, s. m. Petit enfant. Expression de la conversation la plus familière. Et les ourious, voisin, comment sont-ils? En Bourgogne, hairai, et en vieux français hoir et hoiret, ont le même sens.
OURIOU, s. m. Loriot, oiseau. On dit aussi: Oriol.
OURLE, s. f. Terme de couturière. Ourlet, repli que l'on fait au bord d'une étoffe. Ourle ronde; ourle plate. En vieux français: Orle.
OURLES, s. f. pl. Oreillons, inflammation des glandes voisines de l'oreille. Prendre les ourles; avoir les ourles. Terme suisse-roman, savoisien et dauphinois.
OURTIE, s. f. Ortie.
OURTILLIÈRE, adj. Nous appelons fièvre ourtillière ce que les gens de l'art appellent en France: Fièvre ortiée, fièvre urticaire.
OU SINON, conjonct. Sinon. Obéis à l'instant, ou sinon... gare! Français populaire.
OUSTE. Le mois d'ouste; à la fin d'ouste, etc. Orthographe et prononciation vicieuses du mot «août,» lequel se prononce outt selon le dictionnaire de l'Académie, et oû selon d'excellents grammairiens. Dans le vieux français, on disait: Awouste. R. augustus.
OUTA, s. f. Terme des campagnards. Cuisine. Dans le canton de Vaud on dit: Outo, otto et otau. Dans le Valais, outto, s. f., signifie: Auberge, cabaret. En vieux français, ost et ostau, logis, maison, hôtel. R. hospitium.