PÉCLOTIER, s. m. Horloger. Terme badin ou dérisoire. Un pauvre péclotier; un mauvais péclotier.
PECOU ou PÉKEU, s. m. Terme des campagnards. Le pédoncule, la queue d'un fruit. Le pecou d'une poire; le pecou d'une cerise, etc. Mot provençal et vieux français. On dit à Lyon: Picou, et en Languedoc, pecoul.
PÉCUGNE, s. f. Pécune, argent comptant.
PÈGE ou PÈGUE, s. f. Poix, matière résineuse. Ces mots pège et pègue appartiennent aux dialectes du Midi et au vieux français. Nous disons figurément d'une personne dont les conversations ou les visites fatiguent par leur longueur: C'est une pège. Quelle scie! quelle pège que ce Dorival! Pège s'emploie aussi adjectivement. T'aperçois-tu que le papa N** devient un peu pège?
PÉGEUX, EUSE, subst. Lambin, traînard.
PÉGUER, v. n. Enrager, pester. Regardez tous comme il bisque! Regardez comme il pègue! Terme trivial.
PEIGNE, s. m. Nous disons proverbialement: Être sot comme un peigne, pour: Être ébahi, être stupéfait. Il persistait à nier; mais quand on lui montra sa signature, il demeura sot comme un peigne.
PEIGNER (SE), v. récip. Se battre. Nous disons figurément et proverbialement: Voilà où les chats se peignent, pour: Voilà où est la difficulté, voilà où est l'obstacle.
PEIGNETTE, s. f. Peigne fin.
PEILLE, PEILLOT, PEILLON, et PEILLOU, s. m. Brou, écale, coque, couverture extérieure des noix, des noisettes et des amandes. Terme vaudois et savoisien. Dans le canton de Vaud, piller des noix signifie: Écaler des noix; et noix pillettes veut dire: Noix débarrassées de leur enveloppe. En Lorraine, piller des pois, piller des fèves, signifie: Les écosser.