PÈLE, s. m. Nom que les enfants des environs de Genève donnent à une noix ou à un noyau de pêche, qu'ils façonnent et polissent avec du grès, et dont ils se servent pour jouer à la droite, aux noix ou aux noyaux de pêche. [P. G.]

PÈLERINE, s. f. Biscuit long et mince, très-léger, qu'on appelle à Paris: Biscuit à la cuiller. Saucer des pèlerines dans du sirop. Terme savoisien.

PELLE, s. f. Rame, aviron. Aller à la pelle, signifie: Ramer, naviguer à l'aide des rames. En français, «Pelle d'aviron» se dit quelquefois de la partie plate de l'aviron, laquelle entre dans l'eau quand on rame.

PELLE, s. f. Bêche. Labourer à la pelle, c'est: Labourer à la bêche. Le Complément du dictionnaire de l'Académie dit: «Pelle-bêche, espèce de bêche.»

P'ENCORE, loc. adv. Pas encore. [P. G.]

PENDEAU, s. m. Trochet, bouquet, glane, botte. Un pendeau de cerises s'appelle en français: Un trochet de cerises. Un pendeau de poires s'appelle: Une glane de poires. Ce terme de pendeau est connu à Moudon (canton de Vaud), à Neuchâtel et sans doute ailleurs.

PENDILLON, s. m. Morceau d'étoffe, ruban qui pendille et annonce le désordre ou le manque de goût.

PENIN, s. m. Salaire, argent qui est le produit d'un travail.

PENNE, s. f. Panne, graisse du ventre d'un porc. Une penne de lard. Terme suisse et savoisien.

PENOT, OTTE, adj. (o bref.) Penaud, penaude. A cette rencontre imprévue, elle demeura penotte et interdite.