—Oui, c'est bien cela, faisait M. de Saint-Yriex.
—Vous connaissez Fanny Marlay? demandaient curieusement les trois associés.
—Hélas!… (et les deux bras levés de l'écrivain prenaient à témoin les nudités volantes du plafond)… si je la connais!… mais puisque vous l'avez renvoyée à cause de moi…
—A cause de vous! s'exclamait la maison Gérard, Hermeline et Sœur. Mais il y a méprise, monsieur de Saint-Yriex: Fanny Marlay n'a jamais quitté notre maison.
—Jamais quitté votre maison!… oh! la petite rosse!
Et l'écrivain se laissait tomber sur une chaise, anéanti.
—Oui, asseyez-vous, remettez-vous, insistait Mme Hermeline, remarquant qu'elle avait oublié d'offrir un siège à l'auteur. Il y a dans tout cela, monsieur, un mystère à élucider, quelque chose que nous ne comprenons pas; Mlle Fanny Marlay est une excellente employée, qui est toujours dans notre maison et dont nous ne songeons pas à nous défaire.
—N'est-elle pas un peu romanesque? hasardait M. de Saint-Yriex.
—Dame! elle est comme beaucoup de nos jeunes filles. Ça lit trop de romans, «ça ne parle et ne songe que de théâtre.»
—Vous préoccupez beaucoup ces demoiselles, souriait Mme Hermeline, et dans nos ateliers votre nom est celui qui revient le plus souvent.