Les Visages de la Vie.

Verhaeren.

C’est soir de première; dehors, il gèle, et, du coin de mon feu, où je les lis, les nostalgiques vers du poète belge m’emmènent au pays des canaux et des landes, au bord des quais, dans quelque bonne petite ville ensommeillée de Flandre.

Devant des chalands bruns,

Devant des barques brunes

Dormant dans un grand bain de clair de lune

A l’heure d’immobilité d’or

Où rien ne bouge au fond du port,

Sauf une voile mal carguée

Qui doucement remue encor,