—M. de Pontaillac en a, j'en suis sûre!
Après avoir touché l'argent des bijoux, la servante remit au capitaine ce billet mouillé de larmes et imprégné d'un parfum luxurieux:
«Je vous aimais, je vous adorais: vous me laissez souffrir; vous me laissez mourir… O Raymond, aie pitié du triste état où l'on m'a réduite! Aie pitié de ta malheureuse, bien malheureuse!… Donne-lui la liqueur divine… Elle t'aimera, elle t'adorera, elle t'aime, elle t'adore!…
BLANCHE.»
Il n'y eut pas de réponse.
* * * * *
Un dimanche, Mme de La Croze, qui sortait de Saint-Augustin, où elle avait entendu la messe avec sa fille, demeura épouvantée de ne plus voir Blanche auprès d'elle. Vainement, elle interrogea le cocher et le valet de pied de l'hôtel, et, rentrant à l'église, explora le temple presque désert, les confessionnaux, la sacristie.
Des abbés, des religieuses aidèrent la pauvre dame en ses recherches bien inutiles, car déjà une voiture emportait Mme de Montreu vers l'hôtel de la rue Boissy-d'Anglas.
—Monsieur de Pontaillac? gémit la visiteuse.
—Monsieur est à table, répondit l'ordonnance Clément.