On surprend ici au vif le secret des prédilections de Marie pour les Psaumes.

Un autre livre qu'elle ouvrait chaque jour, c'est un livre d'heures aux feuillets de vélin, décoré de miniatures, et dont les prières latines et françaises sont tracées à la main. Les pages sont encadrées d'arabesques, et les marges sont ornées de vers composés par Marie Stuart dans ses prisons. Ces vers sont péniblement travaillés ; le sens en est obscur, la forme tendue, et ils n'approchent pas de la prose de cette princesse à la même époque :

Voici les meilleurs du recueil :

Comme autrefois la renommée

Ne vole plus par l'univers ;

Isy borne son cours divers

La chose d'elle plus aimée.

Marie, R.

Ce beau manuscrit est ainsi désigné par l'inventaire des effets de Marie Stuart, trouvé dans les papiers de M. de Châteauneuf :

« Heures en parchemin… couverts en velloux avec coings, platines au mylieu et fermoirs d'or garnis de pierreries. »