—Ah! pardon! riposte le paysan, ce serait injurieux pour mon Roi.
—Oh! là! là! En voilà des scrupules! Tenez! appelez-le Guillaume!
—Ah! pardon! riposte le paysan, ce serait injurieux pour mon âne.
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Chez un paysan logent des soldats allemands. Ils ne tarissent pas en rodomontades sur la puissance de leur armée, sur son triomphe certain, sur les inépuisables réserves en hommes de l'Empire, sur l'excellence du pain K.K., etc. Un beau matin, ils annoncent l'arrivée de 100.000 nouveaux hommes sur le front de l'Yser. Le paysan se gratte la tête.
—Hein! qu'en dites-vous? 100.000 nouveaux!
Le paysan se gratte toujours la tête.
—Mais parlez donc, insistent les Teutons, dites ce que vous en pensez!
—J'en pense, dit enfin le Flamand, que c'est trop! Je ne sais vraiment plus où nous trouverons encore de la place pour en enterrer 100.000,