— Nous ferons donc route ensemble. Il faut que je voie le professeur au sujet de cette enfant.

— Vous avez une réponse ?

— Je la reçois à l’instant. Voyez, Monsieur le Curé.

Tout en marchant, l’abbé lut avec une satisfaction évidente l’épître de l’honnête Lauroy ; il la rendit à son vieil ami en constatant :

— Eh bien ! tout s’arrange, me semble-t-il.

M. de Marcis se prit à rire :

— Oh ! Monsieur le doyen qui cite Alfred Capus ! Vous aurait-il converti à sa philosophie, par hasard ?

— Ne me parlez pas, mon bon ami, de ces hommes de théâtre ! répliqua le digne curé. Heureusement, notre île ignore leur engeance !

— Je me demande ce qu’ils viendraient y faire… sourit le praticien.

Une amicale controverse sur les dangers de la scène conduisit les deux promeneurs jusqu’à la rangée, dénudée par l’hiver, des ormeaux qui s’alignaient en face de la villa Lemarquier. La vieille bonne les introduisit dans la pièce où le savant travaillait, près de Madeleine occupée à tailler une robe de fillette.