Et, un peu effrayé, il s'avança au bras de la jeune fille, en redressant son dos de toutes ses forces, pour paraître encore gaillard.
Triomphant, radieux à côté de Florence,
non sans penser au jour un peu oublié où il conduisait Mme du Bignaou à l'autel, il entra dans le château.
—Par ici, Yan! dit sa compagne.
Yan voulait humblement aller à la cuisine.
—Par ici. Venez au salon!
Et elle le conduisit dans une pièce toute resplendissante d'étoffes, de dorures, de glaces, de fleurs, où Yan ne s'entendait pas marcher, tant les tapis étaient lourds, et où il demeura bouche bée, tant toutes choses étaient belles.
—Là! asseyez-vous maintenant!
Yan se sentit guider vers un siège troublant, capitonné de soie rose, un profond et large fauteuil, en tout semblable certainement à celui que le bon Dieu des laboureurs occupe là-haut, au-dessus des nuages, quand il trône parmi sa grande cour d'anges et de prophètes.
Et Yan, que tant de prévenances auraient exaspéré autrefois, se trouva très flatté à cette heure. Il s'assit, se découvrit avec respect, et même il enleva, d'un frottement de manche, une tache de boue qu'il remarqua sur son pantalon.