— Où donc que cela demeure, ces gens-là ? On n’en voit jamais dans la rue.

Mais ces incartades sont rares. Tout au contraire, elle est pleine de recueillement dans ce temple du savoir ; et, par sa sagesse, elle édifie les grandes pensionnaires et jusqu’à la religieuse.


Ce régime de grand air et de calme parfait fut extrêmement propice à Marie-Rose. La petite Parisienne nerveuse, à la chair délicate, à la peau transparente et veinée de bleu, prompte à l’émotion, à la joie excessive, à la colère, au chagrin, devint rapidement une solide petite bonne femme au teint bruni, aux muscles résistants, au sommeil profond, à l’humeur presque égale.

III
JOUR DE RENTRÉE

Anne de Thézy boutonne le tablier d’escot tout neuf ; puis elle le tire par le bas, y donne quelques tapes pour lui faire perdre un peu d’apprêt et dit :

— La ceinture, maintenant.

Marie-Rose, très fière, mais d’une fierté un peu recueillie, tend une longue tresse de laine vert foncé terminée par deux glands.

— Faites bien attention, ma petite fille…; là, sur l’épaule gauche…, non pas remontée dans le cou…, ni glissant sur le bras, ce qui est tout aussi laid, mais bien d’aplomb…, le sautoir ni trop tendu ni trop lâche…, un tour de taille et le nœud à double rosette avec les deux pans sur le côté droit. Vous avez compris ?

— Oui, Anne.