— Elle est si petite, notre Mère, si petite… si petite !… Et puis, elle n’a plus de maman.


Quand il fait trop mauvais temps et que les jardins sont impraticables, Marie-Rose réside à l’« appartement ». C’est là que se fait le ménage classique du pensionnat ; il en résulte un va-et-vient permanent qui n’est pas toujours recueilli, mais dont Marie-Rose est néanmoins très impressionnée.

Après les leçons quotidiennes d’arithmétique, une élève de chaque division vient avec la sébile de bois et l’éponge blanchie de craie, faire le nettoyage de son matériel. Marie-Rose est pleine de respect pour cette manifestation de science ; et, confondant l’effet et la cause, elle prononce avec un orgueilleux espoir :

— Quand je serai grande, moi aussi, je blanchirai des éponges.


Si la bonne sœur doit quitter pour un moment son service du pensionnat, elle dépose la petite fille dans la classe blanche.

— Est-ce que Mlle de Thézy ne pourrait pas garder sa fille un moment ?

On donne alors à Marie-Rose un crayon et du papier pour qu’elle dessine des bonshommes ; ou bien, on lui prête des livres à images qui l’intéressent toujours et qui parfois l’étonnent.

C’est ainsi qu’un jour, elle trouva dans une histoire naturelle, la représentation d’un squelette. Effarée d’abord, elle regarda longuement, attentivement ; et, reconnaissant enfin la silhouette d’une vague personne, elle prononça à haute voix :