«Qu'est-ce qu'il a donc?» disait Jean.

Tout à coup il disparut; César inquiet partit devant pour le chercher, Aimée le suivit. On entendait le caniche qui aboyait dans une cour au fond de laquelle se trouvait une maison toute basse et toute petite dont les deux uniques chambres avaient leurs fenêtres encore ouvertes. César entra. Les bonnes gens soupaient.

«Qu'as-tu donc? demanda Aimée à son frère, pourquoi es-tu si pâle?»

On ne voyait point Balthasar, mais on l'entendait toujours.

«Madame, dit poliment César à la maîtresse du logis, notre chien est dans votre jardin, voulez-vous nous permettre d'aller le chercher?

—Attendez; il faut que je vous ouvre la porte.

—Ne vous dérangez pas; nous l'ouvrirons bien.

—Si vous savez comment on s'y prend, allez.... Mais voyez donc comme les animaux sont subtils! Il a fallu pour entrer dans le jardin, que celui-ci montât au grenier, et qu'il en descendît par l'échelle qui est appuyée sur la lucarne. Un homme n'aurait pas trouvé ça!»

Les enfants se rendirent au jardin. Balthasar était fourré dans une petite loge en maçonnerie, on eut de la peine à l'en faire sortir, il fallut l'emporter.

«Viens, dit César à Aimée, que je te montre comme il y a de belles roses par ici.»