De l’amour, seul l’amour consolerait, et un cœur, resté fidèle, en est gardé malgré lui-même.

Dilemme sentimental et complications psychologiques bien fermés à la pauvre Catheline qui se borna humainement à prouver leur vérité.

Ni ses plus fortes résolutions, ni le sentiment de l’outrage reçu, ni ses raisonnements surtout, ne la conduisirent, en effet, à la paix ni à l’oubli.

Après quoi, ses divers essais ayant échoué, elle se remit à pleurer. Dans une crise de jeunesse où son corps et son cœur appelaient ensemble l’ami absent. La douceur de ses mots, la caresse de sa main.

Ce fut de cet instant que data l’assiduité de la jeune fille au sanctuaire miraculeux.

Fort peu dévote jusque-là, ce qu’elle y chercha d’abord fut ce que demande plus d’une femme à la chapelle où elle s’agenouille: le droit de pleurer en liberté; de murmurer tout bas la peine qu’il lui est interdit de laisser voir, dans cette paix matérielle et silencieuse que l’église offre aux affligés; avec la conscience qu’une puissance est là, invisible, mais immense, qui pourrait, si elle voulait, tout faire arriver sur terre.

La mesure de ce qu’on peut lui avouer, de ce qu’on ose solliciter, restait indécis pour Catheline.

Des biens purement temporels, des biens de l’amour surtout, peut-on parler en pareil lieu?

La guérison du cœur est-elle de celles qui se demandent, comme les guérisons obtenues des douleurs de la chair, dont les traces et la reconnaissance s’étalaient partout devant elle?

Béquilles, cannes, appareils torturants: plaques laudatives avec leurs dates.