«—C’est comme Jeanne d’Arc sur son bûcher. Elle n’est pas inconvenante, Jeanne d’Arc?...
«—Parfaitement, tu dis très bien, c’est Jeanne d’Arc sur son bûcher. Et comment cela s’appelle-t-il, ce qu’elle avait sur le dos?...
«Bref, j’ai un peu baissé ma collerette, en redécolletant mon corsage, ce qui en changeait très peu l’aspect; et on m’a laissé aller.
«C’était charmant chez Suzanne.
«La salle à manger décorée d’énormes guirlandes de feuillage, piquées de fleurs rouges, comme on met aux bals de village.
«Sur la table des dahlias et de petits soleils mêlés. Une grosse nappe en toile bise, avec deux larges guipures, une entre deux, et une au bord.
«Tout son vieux rouen: corbeilles, plats, saucières et huiliers, répandus au hasard et remplis de crèmes, de fruits et de papillotes. Le reste du service en copies de la même faïence.
«Du cidre dans des pichets. Le champagne dans des pots d’étain. Une grosse verrerie, drôlement taillée, qu’elle a trouvée je ne sais où.
«Dans l’office, tendu de draps blancs, piqués des mêmes fleurs que les guirlandes, un violon, un hautbois et une vielle, assis sur des tonneaux, et qui jouaient des airs villageois, après nous avoir conduits à table sur une marche sautillante.
«Vraiment joli.